Tensiomètre : à quoi sert à cet appareil de mesure?

Tensiomètre : à quoi sert à cet appareil de mesure?

Désormais, lorsque vous souhaitez analyser votre pression artérielle, il n’y a plus besoin de vous rendre chez votre médecin pour effectuer une mesure. Il existe des appareils qui vont ça très bien, et ce sont les mêmes qui sont utilisés dans les hôpitaux ou les cliniques. En pleine crise sanitaire du coronavirus, beaucoup de personnes se préoccupent davantage de leur santé. Et même si cet instrument médical n’est pas forcément utile pour lutter contre le covid, il reste néanmoins très utile pour détecter bon nombre de pathologies.

Qu’est ce que la pression artérielle?

Le coeur agit comme une pompe qui se contracte (pour expulser le sang dans les artères) et se relâche (pour se remplir de sang via les veines) dans un rythme continu que l’on appelle la fréquence cardiaque.

La phase de contraction est appelée la systole, alors que la phase de relâchement est appelée diastole. Lorsque l’on mesure la pression artérielle, on mesure en fait les pressions artérielles : systoliques et diastoliques. C’est pourquoi vous aurez toujours un couple de deux valeurs, par exemple 120/60 ou 12/6 de tension.

La première valeur correspond à la pression systolique, la seconde à la pression diastolique.

– La pression systolique

Lorsque que le coeur se contracte, le sang est éjecté afin d’alimenter les différents organes du corps humain. La contraction du coeur induit donc une pression sur les parois des artères, cette pression est indispensable à l’avancée du sang à l’intérieur de celle-ci. C’est ce que l’on appelle la pression systolique.

– La pression diastolique

Quand le coeur se relâche, la pression dans les artères n’est pas nulle pour autant. Elle est plus faible que lors de la systole mais elle est tout de même mesurable, c’est la pression diastolique. Elle correspond à la phase pendant laquelle le coeur se remplit du sang alimenté par le réseau veineux du corps humain.

– Où mesurer cette tension

La tension est mesurée sur des membres, pour la bonne et simple raison que c’est à ces endroits que les artères sont suffisamment accessibles pour être analysées. Néanmoins, les bras, en particulier au niveau de l’artère humérale ou les jambes, au niveau de l’artère tibiale sont souvent privilégiés dans les hôpitaux ou cliniques.

Si la mesure au niveau de l’artère humérale ou tibiale est impossible, on peut aussi effectuer cette mesure au niveau de l’artère radiale, en face antérieur du poignet donc. Mais pas avec le tensiomètre à brassard.

Mesurer la pression artérielle

C’est donc avec un tensiomètre (ou sphygmomanomètre) que l’on peut mesurer ces deux pressions qui s’exercent dans le réseau d’artères du corps humain.

On observe trois types de tensiomètres :

– Tensiomètre mécanique à brassard

Il s’agit du tensiomètre de référence, utilisé par les médecins. Il est équipé d’un brassard que l’on enroule autour du membre, d’une poire équipée d’une soupape qui permet de gonfler et dégonfler, et d’un stéthoscope qui permet d’écouter.

A moins d’avoir été formé à son utilisation, nous déconseillons aux particuliers de se munir de ce type d’appareil.

– Tensiomètre numérique à brassard

Utilisé également pour la mesure au niveau du bras ou de la jambe, il s’agit d’un brassard relié à un appareil numérique qui gonfle et dégonfle tout seul. L’affichage de la tension se fait sur un écran digital. L’avantage de cet instrument et qu’il ne nécessite pas d’avoir une formation très poussée pour s’en servir, il faut juste savoir mettre correctement le brassard au niveau de l’endroit où passe l’artère.

– Tensiomètre numérique de poignet

L’outil idéal pour les particuliers car il n’y a qu’une seule façon de le mettre et qu’il est donc difficile de se tromper.

Il s’agit d’un appareil à affichage digital équipé d’un petit brassard que l’on enroule autour du poignet et qui gonfle/dégonfle tout seul. Cet instrument relève donc la tension au niveau de l’artère radiale.

Bonne et mauvaise tension

D’après l’OMS1, la valeur de référence de la tension artérielle est de 120/80 (ou 12/8). C’est à dire 120mmHg en pression systolique et 80mmHg en pression diastolique. Néanmoins on ne parle pas d’hypertension artérielle au delà de 12/8. En effet, il est fréquent sous le coup d’une émotion ou du stress que cette valeur augmente légèrement. En réalité, on considère une pression normale entre 10 et 14 en systolique et 6 et 8 pour la diastole.

– Hypertension artérielle

On parle d’hypertension artérielle2 pour une tension supérieure ou égale à 140/90. On ajoutera le terme de chronique lorsque ces valeurs sont atteintes de façon régulières ou permanentes.

L’hypertension est le principal facteur de risque dans de nombreuses pathologies graves tels que les AVC (accidents vasculaires cérébraux), l’insuffisance rénale et les maladies cardiaques.

Facteurs de risques modifiables de l’hypertension :

  • Le diabète non soigné
  • Une carence en potassium
  • La sédentarité et l’absence d’activité physique
  • La consommation d’alcool régulière et excessive
  • L’hypercholestérolémie : nourriture trop grasse
  • Le surpoids et l’obésité
  • Une nourriture trop salée
  • La consommation de tabac
  • Une alimentation déséquilibrée

Facteurs de risques non modifiables de l’hypertension :

  • Etre un homme : les femmes sont en effet moins sujettes à l’hypertension
  • Etre atteint d’une maladie rénale chronique : insuffisance, polykystose, sténoses)
  • Les maladies vasculaires
  • Les maladies endocriniennes
  • Certains traitements médicamenteux
  • Les naissances prématurées
  • Le vieillissement : l’âge est un facteur de risque
  • Le faible poids à la naissance
  • L’Apnée du sommeil
  • Le stress chronique
  • La génétique : les antécédents familiaux

Symptômes de l’hypertension :

  • Maux de tête
  • Saignements de nez
  • Vertiges
  • Bourdonnements d’oreilles
  • Troubles de la vision
  • Le plus souvent, aucun signes annonciateurs

– Hypotension artérielle

Lorsque votre tension est plus basse que la moyenne de référence, on parle alors d’hypotension3. En dessous de 90/60 ou 9/6 on peut parler d’hypotension.

Certains sujets ont naturellement une tension artérielle basse sans que la science ait pu encore donner d’explications. Il ne s’agit pas forcément d’un dysfonctionnement du corps, mais certains dysfonctionnements peuvent en être à l’origine.

Facteurs de risques de l’hypotension :

  • Etre une femme : on observe une prédominance par rapport aux hommes
  • La vieillesse
  • Le diabète
  • La tuberculose
  • La siphilis
  • L’insuffisance rénale
  • La maladie de Parkinson
  • Dysfonctionnement de la thyroïde
  • En cas de déshydratation

Symptômes de l’hypotension :

  • Fatigue importante avec baillements
  • Sentiment de manque d’énergie
  • Hypotension orthostatique : vertiges lorsque l’on se lève
  • Hypotension postprandiale : tête qui tourne après manger
  • Parfois des troubles visuels

Documentation

  1. Valeur de référence de l’OMS
  2. Hypertension artérielle chronique
  3. Comprendre l’hypotension

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